Forum RPG
 

 :: Nekros :: La ville Lumière :: Casinos Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Jusqu'où miseras-tu ? [PV : Fyodor I. Volkov]

avatar
Messages : 13
Date d'inscription : 28/09/2016
Dim 16 Oct - 15:33
“ Jusqu'où
es-tu prêt à
aller ?  „

La vie après la mort … D’après les livres, elle devrait se trouver par-delà l’horizon et les cieux, peuplés de nuages, d’un soleil permanent et d’un constant bonheur. Bien sûr, cela varie à chaque religion. Certains y ajoutent des vierges, d’autres parlent seulement d’un éternel recommencement. Quelque part, ce sont ces dernières qui s’approchent le plus de la vérité.

Sirotant un cocktail, James souriait sous ses réflexions. Cela faisait déjà un moment qu’il avait eu le malheur d’être décédé et décidément, personne ne pouvait se douter de cette révélation. Pas de nuages en dehors du ciel, un bonheur tout relatif : bien qu’il ne fût fréquent pour sa part, c’était souvent au détriment d’autrui. Nulle aile n’ornait son dos, aucune auréole ne surplombait sa tête et il avait déjà eu l’occasion de réaliser combien la douleur n’avait pas disparu. Vu les plantureuses beautés qui circulaient, rehaussée de leur tenue affriolante, la seule chose de vierge ici devait être son mojito. Au fond, rien n’avait vraiment changé. Mis à part la couleur du ciel, d’un rouge assez unique et cette voix qui exhortait les gens aux meurtres... Comme si l’être humain avait besoin d’être poussé pour s’entre-tuer.

Cette nouvelle existence était intéressante, plus aucune attache et un tas de paranoïaques prêt à s’entretuer à la moindre étincelle. Dommage qu’ici aussi, la mort préexistait, dans un modèle plus angoissant encore. Comme si en dépit de tout, elle restait seule gagnante et ce, peut import ail monde… Rien n’avait vraiment changé pour lui, du moins en général : son mode de vie était resté le même, à savoir n’en faire qu’à sa tête.

Aujourd’hui, il avait le plaisir de fréquenter un lieu de débauche, de vanité et d’illusion : le casino. Beaucoup de pigeon venait se jeter dans la gueule du loup, les yeux brillants face à l’extravagance et le luxe. Les pauvres petits croyaient vraiment pouvoir facilement s’enrichir, que tout n’était question que de chance... L’innocence côtoya la bêtise, à tous les niveaux.

Dans ce temple de la cupidité régnaient deux lois : les statistiques... Et les mensonges. Ce n’était pas difficile de s’en rendre compte, la chance ne se trouve pas, elle se crée. Certaines méthodes existent pour s’assurer d’obtenir le jackpot. Par exemple, en observant les machines à sous, afin de connaître leur probabilité de gain. Avec un peu de méthode, il n’était pas difficile de remporter de fortes sommes. En créant quelque bagarre. Rien n’est plus fâcheux pour un joueur que de voir une partie gagnante défiler sous ses yeux après l’avoir perdu suite à une bousculade.

La roulette est déjà plus complexe, car trop souvent truquée. L’arnaque classique, les premiers coups sont gagnants, pour insister à dépenser davantage, mais les suivants sont toujours perdant. Pour ceux-ci, il préférait et de loin, provoquer la chute des autres. Il critiquait ouvertement, souvent en parlant avec quelque serveuse particulièrement délicieuse, ses coqs prétentieux. En se sentant blessés, ses mâles virils perdaient toute raison et n’hésitent pas à emprunter pour miser des coups perdants. Autrement, il se montrait conciliant, se faisant passer pour le gentil, les encourageant à coup de « la chance va tourner », « si tu continues, tu vas pouvoir te refaire » et autres idioties de ce genre. Dans tous les cas, il finissait par rire de leur malheur, empochant pour sa part des sommes certes fort peu prétentieuses, mais assez régulières pour alourdir sa bourse. En influent sur ces éléments décervelés, il poussait le casino à les mener à leur perte, ce faisant il deviner facilement sur quoi miser pour remporter quelques gains.

Ces manigances restaient fortes discrète, il n’attirait pas l’attention sur lui, bien au contraire. Ses habits étaient ternes, se noyant dans la masse, il prenait soin de perdre une partie de son argent et agissait toujours pour attiser dans l’ombre des regards la fureur des joueurs. C’était, sans contexte, un moment agréable pour lui. Il se faisait de l’argent et pouvait beaucoup s’amuser dans ses manœuvres. Car le désespoir entraine les gens, même les plus forts, à baisser leur garde pour céder face à une certaine conscience. Qui sait si tôt ou tard, l’un d’entre eux ne viendrait pas commettre quelque meurtre dans cet établissement vouer au plaisir.

Alors qu’il réfléchissait à s’aventurer près du craps ou du blackjack, des protestations virulentes attirèrent bien naturellement son attention. Un peu plus loin, là où se tenaient les tables de poker, un homme levait le ton, accusant les autres participants de l’avoir dépouillé. Encore un qui ne savait pas perdre avec les honneurs. Ses yeux se plissèrent tandis qu’il tendait l’oreille, voyant l’homme manquer de renverser le jeu, avant de se faire remettre à sa place et de quitter les lieux.

Le poker... Où l’esprit domine les cartes. Cela l’intéressait, surtout cette bande de joueurs, de vrais requins. Se heurter à la difficulté ne lui déplairait pas, bien au contraire, cela pimenterait sa journée d’une touche bien plus agréable. Profitant qu’une place ce soit libéré, il s’assit dans le fauteuil, appréciant son confort, en souriant aux protagonistes face à lui.

- « Vous venez de trouver votre quatrième ! Quelle est la mise de départ ? »

Tranquillement, le jeune homme plaça ses jetons face à lui, espérant trouver quelque adversaire de niveau au court de cette partie.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 19
Date d'inscription : 30/08/2016
Mer 26 Oct - 8:03
De toutes les places que cet endroit pouvait offrir, les casinos étaient les plus intéressants. Place de corruption où tous les coups étaient permis, les seuls vrais gagnants étaient ceux qui le dirigeaient, les clients n'étaient pas mieux que des victimes. Les barmans entraînaient les autres à jouer, offrant une boisson gratuite quand quelqu'un venait de perdre une partie pour l'inciter à continuer de parier puis, quand la personne avait assez confiance en sa « chance », elle continuait à parier tout en achetant plusieurs verres, ne réfléchissant plus vraiment à ses actions, et puis la « chance » finissait par tourner et la personne se voyait perdre son argent au fur à mesure, sans pouvoir faire beaucoup de chose, trop enivré par l'alcool.

Pourtant, il y avait tout de même un moyen de sortir victorieux, à condition d'être assez malin pour déjouer les pièges. Pour Fyodor, cela relevait d'un jeu des plus amusants mais, il avait des doutes pour ce qu'étaient des autres joueurs. Il n'était pas rare de voir certains d'entre eux se discréditer en public parce qu'ils venaient  de perdre une bonne somme d'argent. Comme si l'argent était l'une des choses les plus importantes... Mais c'était tout de même assez divertissant de les voir se raccrocher à cela même en dépit de leur condition.

On pourrait croire que des personnes ayant déjà connu la mort deviendraient beaucoup plus sages mais, ce n'était définitivement pas le cas. Les gens avaient même tendance à vivre plus dangereusement que d'habitude, et cela, non seulement à cause de la présence de la Conscience. Beaucoup de monde en arrivant ici se mettait à agir d'une façon différente que celle qu'ils avaient quand ils étaient encore en vie, pensant sûrement qu'ils avaient déjà connu le pire et qu'ils ne pouvaient tomber plus bas. Pourtant, cela n'était pas entièrement le cas. Des meurtres avaient toujours lieu. Les gens étaient toujours aussi misérables. Et puis... Il y avait cet avertissement. Le fait que l'on pouvait « cesser d'exister ». Par conséquent, nombreuses étaient les personnes qui vivaient comme s'il n'y avait pas de lendemain. Jouant, pariant, se ruinant pour de l'alcool ou bien ayant des histoires d'un soir. Les possibilités étaient sans fin.

Pourtant, malgré tout cela, Fyodor Volkov était en ce moment même dans ce lieu. Y était-il pour ses mêmes raisons ? Vivre pleinement jusqu'à ce qu'il cesse d'exister ? Peut-être bien.

Assis à une table de poker, l'homme regardait la partie qui se déroulait devant lui avec un regard attentif, sa tête reposant sur l'une de ses mains d'une façon décontractée. Il s'était couché depuis un moment et dorénavant, il ne restait plus que deux joueurs qui renchérissaient à tour de rôle, tous les deux persuadés qu'ils avaient une main gagnante. Bien entendu, il n'y avait qu'un seul d'entre eux qui remporterait la somme qui augmentait au fur et à mesure, et, il avait sa petite idée de l'identité du futur gagnant. C'était d'ailleurs à cause de cette petite idée qu'il s'était couché. Bien que Fyodor était un homme qui aimait prendre des risques, il n'était pas assez suicidaire pour  parier son argent sur cette partie. Et le résultat prouva qu'il avait eu raison.

La personne dont il se doutait qu'il allait gagner venait de remporter la partie avec un carré d'as. Quelque chose de beaucoup trop élevé pour le pauvre homme qui venait de perdre avec un brelan de dix. Sûrement dégoûté par l'issue de la partie, le perdant se mit à protester et accuser l'autre joueur d'être un tricheur.

Retenant de justesse un sourire narquois, Fyodor le regardait faire de la même façon décontracté que lorsqu'il observait le jeu. Rien dans son attitude ne pouvait prouver que le fauteur de trouble l'agaçait, pourtant, ce fut lui qui remit l'autre à sa place après que celui-ci avait presque renverser la table, empêchant le brun, par la même occasion, de laisser sa tête reposer sur sa main.

« Pourquoi n'allez-vous pas tenter votre chance à la roulette si vous n’appréciez pas à ce point notre compagnie ? »

Sans attendre une réaction de l'autre, il secoua légèrement sa main pour lui faire signe de partir et invita les autres à recommencer une partie. De ce fait, personne ne prit vraiment attention au départ du perdant et tout le monde furent plutôt surpris par l'arriver d'un nouveau venu qui s'installa comme s'il était chez lui. Fyodor le regarda d'un œil distrait et plaça des jetons sur le tapis.

« De cent apparemment. Tu es sûr que tu veuilles nous suivre ? »

Il reprit son attitude nonchalante et fixa le nouveau.

« Attention à celui-là » le prévint-il en montrant celui qui venait de gagner et qui avait désormais la plus grosse pile de jetons, « C'est un vrai chanceux. »

Bien qu'il est dit ça, il ne croyait absolument pas en une telle chose que la chance. La corruption était le vrai moyen pour gagner. Les miracles n'existaient que pour les contes de fées et ce qui se déroulait dans ce casino était loin d'être un conte de fée. Le gagnant au carré d'as avait un coup secret caché dans sa manche et il était bien décidé à le faire couler en lui prenant tout son argent.
There is no such thing as luck.
Revenir en haut Aller en bas
Jusqu'où miseras-tu ? [PV : Fyodor I. Volkov]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys
» Tout est innocent, jusqu'à ce que l'on décide du contraire {Alexandre}
» Jusqu'au bout de la nuit [Pv : Carpe Diem]
» Jusqu'aux dernières lueurs de la nuit [ pv Lalwende ]
» Jusqu'où ira t-on dans cette société ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Afterlife :: Nekros :: La ville Lumière :: Casinos-
Sauter vers: